Jacques Deshaies De sensoriel à cérébral english
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Natasha et Jacques Deshaies Nobel Forum
Natasha et Jacques Deshaies, Stockholm, Nobel Forum, 2003
Textes




Intuition de l’identité radicale.
Mercredi 18 août 2010

Bonjour, bien que vous n’ayez rien sollicité, je vous remercie d’être un de mes modèles pour la série de portraits en peinture intitulée Forme de l’Informe déconstruit, et de ce fait d’avoir passé du temps cérébral en votre compagnie.
Modèles
Les modèles, en tant que champ conceptuel et matière source de création, sont des peintres, des conservateurs d’art, des théoriciens de l’art, des critiques d’art, des collectionneurs d’art, des historiens d’art, des agents d’art, des galéristes, des philosophes d’art, des poètes, certaines icônes culturelles, des amis (es), mes enfants.
Forme de l’Informe
Le titre Forme de l’Informe représente les deux aspects de l’être vivant, celui de n’être-qu’une-fois et celui de non-être.
Revelation, fragment, art-pour-art
Les portraits cherchent à rendre le subjectif objectivement reconnaissable. En portraiture, deux buts fondamentaux viennent en tension : la  révélation ou la fidélité au sujet versus le créatif ou l’expression du but de l’artiste, sois l’art-pour-l’art et rien d’autre.
Ici, la force d’une peinture à représenter une personne est produite au moyen de la perspective en quatre points, de la justesse des traits, de la présence émanant du modèle, la caractérisation émotionnelle et de la révélation essentielle. Les triptyques Forme de l’Informe déconstruits sont conceptuellement et structurellement fondés sur les traditions en peinture de lumière et noirceur, du lavis clair-obscur, du ténébrisme en portraiture, de l’illusion spatiale, de l’aplat intégral, de l’abstraction géométrique moderne et de l’intégrité du plan pictural : c’est-à-dire de signifier la présence persistante de la planéité de l’espace tridimensionel en voyant d’abord la peinture comme un tableau avant de voir ce qu’il y a dans le tableau.     
Contemplation
Pour contempler votre portrait Forme de l’Informe déconstruit, s’il-vous-plait allez à

Merci

Jacques Deshaies, peintre, Montréal,  2010-08-18


Noir, portrait, icone, triptyque
Mercredi 18 août 2010

Cette interprétation adresse le portrait comme forme philosophique de l’art: contextuelle ( le monde de l’art ) et culturelle ( peintre canadien ).

Noir, portrait, icone, triptyque.
Les théoriciens de l’art en sémiologie parlent de la présence mystique de la personne dans le format en triptyque de l’icone. Et son placement près du plafond est le point d’entrée métaphorique évident  de cette vision hiérarchisée du visible et de l’invisible, du êtres-qu’une-fois et  non-êtres, qui existent ou qui ont existés à un haut niveau de créativité, de simplicité, de grâce. Une peinture peut être une décoration, la peinture cognitive communique des pensées complexes et la peinture expressive communique des émotions; mais les icones sont pleines de magie. Au travers de l’icone, l’être est en notre présence, où il peut être honoré. Un portrait est un signe, il n’est pas une image de. En tant que peintre de portraits achromatiques et déconstruits tu crées ta réalité, au lieu de juste la décrire. Et en voyant d’abord la peinture comme un tableau avant de voir ce qu’il y a dans le tableau, tu pourrais provoquer une profonde contemplation.

Beautés Postmodernes
Mercredi 18 août 2010

De la représentation organique à l’abstrait géométrique.

Cette œuvre est à propos de peinture, comme dans communication de pensées complexes. Cet ensemble de vingt peintures quadriptyques manifeste Forme, et  le but du peintre est de brouiller les frontières entre la représentation organique et l’abstraction géométrique. En utilisant une approche formaliste et en négligeant l’impact émotionnel viscéral ainsi que la recherche de la signification, l’idée est de focaliser seulement sur la composition esthétique et les tensions intellectuelles. Afin de provoquer une profonde contemplation
20 compositions quadriptyques, 2010, acrylique sur toile, peintes en achromatie noir, gris, blanc; lavis et aplat opaque.- 80 - 8’’x 10’’, - 80 - 20cm x 26cm.

Projet de vie en peinture
Mercredi 18 août 2010

De sa réflexion et de son action quotidienne, le peintre Jacques Deshaies essaie de comprendre le phénomène de l’esthétique de la contemplation de la forme en peinture. En revisitant la dimension historique, théorique et formelle de la peinture, il étudie en ce moment les concepts de l’informe, de la déconstruction et de l’achromatie. Il propose une œuvre avant-gardiste, qui ne brise aucune traditions et n’est jamais révolutionnaire, inspirée de Platon, Kant, Marcel Duchamp, Cynthia Freeland, Yve-Alain Bois, Rosalind Krauss et Donald Judd. Son projet de vie en peinture est de localiser la fonction fondamentale de l’art :provoquer une profonde contemplation.

Avant-garde
L’artiste d’avant-garde doit assimiler l’art d’avant lui qui ne brise aucune traditions et n’est jamais révolutionnaire. Il doit aussi rejeter délibérément les directions de l’art de son temps qui ne le pressent pas vers la nouveauté et l’innovation dans ses jugements esthétiques du sensoriel, de l’émotion, de l’intellect et de la beauté.

Achromatie, noir, blanc, gris
Le peintre qui à force de volonté, dure et endure, devient inévitablement un artiste tragique lorsqu’il parvient à contempler la souffrance essentielle du monde et d’en faire un beau spectacle. L’instinct Apollinien qui correspond à la représentation de la belle apparence,  de la vanité, pour cacher et recouvrir l’insupportable, laisse place à l’instinct Dionysaque qui correspond à la volonté  de contemplation comme chose en soi et essence de l’art.

Contemplation
L’expérience esthétique est contenu signifié et forme. L’œuvre d’art est art seulement si elle consiste de jugements esthétiques qui fonctionnent. Es-ce que le résultat fonctionne et jusqu’à quel point? Y-a-t-il contemplation ? 


Définitions
Mercredi 25 Août 2010

Titre : Ce qui appartient a l’œuvre.
Style : Ce qui appartient a l’artiste.
Sujet : Ce qui appartient a l’autre.
Contexte : De sensoriel à cérébral.
Médium : Forme.
Achromatie : Noir, blanc, gris.
Autonomie : L’histoire de l’art et les théories en art définissent le champ d’intérêt du peintre.
Formats : Avec les peintures grands formats tu es immédiatement à l’intérieur de l’œuvre, donc sensoriel ; avec les petits fomats tu dois décider d’entrer dans le tableau, donc cérébral.
Esthétique : Subjectivité, intériorité absolue, forme comme unité de l’œuvre.
Valeur esthetique : Le résultat fonctionne-t-il ? Jusqu’à quel point ? Quelle est l’ampleur de l’expérience esthétique, de la contemplation?
Message : Pas de message. L’art pour l’art et tout le reste est tout le reste.
Utilité : Inutile. Caractérisé par l’absence d’une relation entre les activités de peintre et de ses effets mesurables dans le monde.
Fonction : Contemplation.
Création : La liberté de ce qui est, qui aurait pu ne pas être, ou aurait pu être différent.
Perfection : Si cela aurait pu être différent, ce n’est pas parfait. La perfection c’est la   mort.
Peinture : Tout ce qui est en dehors de ce champs est hors propos.
Peintre : L’esthétique de l’œuvre s’achève dans la physiologie cérébrale du peintre, la contemplation.
Musée, Galerie : Contemplation.
Philosophie en art : Existentielle, s’adresse à l’expérience humaine et ses deux ultimes vérités : la tragédie de l’existence et l’absolu de la mort.